évènement: Dom Juan - L'étranger - On ne badine pas avec l'amour


Dans la pièce de Molière, Dom Juan aime trop. Dans L’Étranger d’Albert Camus, Meursault n’aime pas assez. Ou est-ce l’inverse!?

Dans On ne badine pas avec l’amour de Musset, Camille et Perdican ont 18 ans et ils ne croient déjà plus à l’amour. Quand lâchent leurs orgueils et leurs peurs, quand ils sont prêts à céder et à s’ouvrir l’un à l’autre, la tragédie arrive. Rosette, qu’ils avaient mise au milieu de leur jeu amoureux, meurt.

Les histoires d’amour finissent mal en général… Pour aimer il faut être deux, mais on n’est jamais deux.

Dans ces trois spectacles qui se focalisent sur les personnages principaux, Benoît Verhaert met en avant un autre personnage plus essentiel encore et qui n’est autre que le dialogue : dialogue entre Dom Juan et Sganarelle, entre Camille et Perdican, entre Meursault et lui-même… Les autres personnages sont là, gravitent autour, tantôt joués par un seul et même acteur ou par un chœur, tantôt sous la forme de marionnettes.

Entre ces effets de loupe sur les personnages et le dialogue, il y a toujours une troisième donnée qui agit, qui interfère, qui ouvre la porte aux interprétations. Qu’elle soit Dieu, la société, la famille, l’autorité, qu’importe. Le dialogue est toujours finalement triangulaire et l’amour ressemble souvent, qu’on le veuille ou non, à un couple à trois.