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Lutte des Classes


©Cité Miroir
Cité Miroir
place Xavier Neujean 22 , 4000 - Liège (Belgique )
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« Pour se sentir supérieur à un interlocuteur quelconque, il faut se l’imaginer nu, si possible assis sur la cuvette des chiottes. »

Il y a Marinella et Nicola, tous deux rivés à des conversations de deux minutes et quarante secondes, pas une de plus, dans un call center.

Tous les deux enfilent les « allo-en-quoi-puis-je-vous-être-utile » pour 85 cents l’appel. Marinella travaille le jour et dort la nuit. Son travail précaire, elle le compare à vivre avec une bombe à retardement en poche dont on finit par oublier le tic-tac, mais l’inquiétude des lendemains incertains ronge le sommeil. Gamine, Marina rêvait de devenir pape mais, faute d’un bout de viande entre les jambes, elle prend conscience de l’inégalité des sexes. Nicola, qui a un frère qui dit les mots à l’envers, prend les coups de fil comme on cueille les tomates. Un travail à la pièce, en somme, mais ce mot est interdit en Italie. La boîte préfère le terme d’« appel à contact utile ». Alors Nicola dit qu’il passe à travers les murs, le jour où il le fera pour de vrai, ce sera le jour de la révolution. L’écriture d’Ascanio Celestini saisit la vie des précaires, des dites minorités et laisse une part à l’imaginaire, de quoi se prendre à rêver d’échapper à quelque assignement.

D’après un texte d’Ascanio Celestini | un spectacle de et avec Salomé Crickx et Iacopo Bruno | création lumière Renaud Ceulemans | photo et assistanat technique Andrea MessanaI une production Mars – Mons arts de la scène en coproduction avec la Fondation Mons 2025 dans le cadre de la Biennale 2018-19 de Mons, Capitale culturelle, le Théâtre des Martyrs – Bruxelles et la Coop asbl. | Avec le soutien de Shelter- prod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge.

Du 22 avril 2020 au 24 avril 2020 - 20h - 15€ ou 10 € TR - scolaire à la demande.

Ascanio Celestini ne se contente pas d’apparaître sur scène. Il y vient après des mois de récolte auprès des humains, de préférence marginalisés. Les homos, les Juifs, les handicapés, les putes, tous le touchent, l’interpellent et nourrissent son art. Y compris ceux qui exercent un travail précaire, une bombe à retardement en poche. [La Libre Belgique]

Avantages Carte PROF pour cet évènement

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